Contexte

Promouvoir la participation effective des femmes à la prévention et médiation des conflits, ainsi que répondre à leurs besoins spécifiques en matière d’efforts de paix constituent une haute priorité pour l’ONU et ses États Membres depuis l’adoption de la Résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité. Cependant, malgré de nombreux engagements et initiatives aux niveaux mondial et régional, le nombre de femmes et d’experts des questions de genre participant aux processus officiels de construction de la paix reste assez faible ; peu d’accords de paix incluent des dispositions relatives au genre ou protègent les droits fondamentaux des femmes ; la valeur ajoutée de la contribution des femmes à une paix durable n’est pas prise en compte ou est sous-estimée.

Objectif

L’initiative pour un réseau méditerranéen de femmes médiatrices vise à répondre à la nécessité d’accroître le nombre de femmes participant aux efforts de paix et à faciliter la nomination de femmes médiatrices de haut niveau, à l’échelle locale et internationale. Elle vise notamment à réduire et à combler un déficit de capacité de mise en réseau dans la région méditerranéenne. La stabilité en Méditerranée est une condition préalable à la sécurité humaine dans toute la région.
Dans cette région au contexte socioculturel complexe, les femmes médiatrices peuvent apporter des connaissances stratégiques et contribuer au règlement des conflits et à une paix durable.

Le Réseau des femmes médiatrices de la Méditerranée sera un catalyseur des efforts de médiation lors des crises en cours et potentielles et des processus de stabilisation d’après-conflit et favorisera les synergies et la coordination entre les initiatives existantes. Le réseau s’efforcera également d’adopter une approche cohérente, en coopération étroite avec les Nations Unies et la liste d’experts en médiation gérée par le DPPA de l’ONU. Son efficacité sera renforcée par une coopération étroite avec la société civile, notamment en synergie avec d’autres parties prenantes et groupes similaires actifs dans ce domaine.

Portée géographique

Le réseau des femmes médiatrices de la Méditerranée comptera, dans sa phase initiale, environ 40 membres qualifiées, issues de pays méditerranéens. La portée géographique du réseau englobe les États membres des Nations Unies de la région méditerranéenne, dont certains ne disposent pas d’un débouché direct sur la mer, mais appartiennent néanmoins à l’histoire et à la culture de la Méditerranée, ainsi que des États observateurs permanents de l’ONU.

Notre personnel

Francesca Caruso

Francesca Caruso

Chargée de communication et experte méditerranéenne

Francesca Caruso est la chargée de communication et experte méditerranéenne du RFMM. Elle travaille en tant que chercheuse junior et directrice de la communication pour l’Istituto Affari Internazionali à Rome. Elle travaille principalement sur des projets de recherche portant sur les relations régionales UE-MENA et les changements géopolitiques, l’ordre régional et les transformations intérieures dans la région MENA. Ses principaux domaines de recherche sont l’islam politique et les relations entre États et sociétés civiles en Afrique du Nord. Elle est titulaire d’un master en économie et institution des pays islamiques et d’une licence et d’un master en histoire de la philosophie arabe. Elle collabore également avec des journaux italiens tels que « Il Venerdì » et « L’Espresso », en écrivant des reportages et des analyses sur l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne. Elle parle couramment le français, l’italien et l’anglais et possède un niveau intermédiaire d’arabe.

Silvia Colombo

Silvia Colombo

Experte méditerranéenne

Silvia Colombo est responsable du programme Méditerranée et Moyen-Orient de l’IAI. Elle est experte en politique du Moyen-Orient et travaille à ce titre sur la coopération euro-méditerranéenne, sur les relations transatlantiques en Méditerranée et sur la politique intérieure et régionale dans le monde arabe. Parmi ses domaines de recherche, figurent également les relations entre l’Union européenne et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Elle a effectué un stage au secrétariat international d’Amnesty International à Londres, où elle a principalement travaillé sur la Syrie et l’Irak. Elle est titulaire d’un doctorat en politique comparée de la Scuola Normale Superiore de Pise (succursale de Florence) et d’un master en études du Proche et Moyen-Orient de la School of Oriental and African Studies (SOAS) de Londres. Elle parle couramment l’arabe et a beaucoup voyagé au Moyen-Orient.

Federica Dall'Arche

Federica Dall'Arche

Experte des questions d’égalité hommes-femmes

Federica Dall’Arche rejoint l’IAI et son programme « Multilatéralisme et gouvernance mondiale », axé sur la non-prolifération et le désarmement et sur l’égalité des sexes dans la sécurité internationale. Après avoir décroché son diplôme avec distinction en sciences politiques à l’Université de Roma Tre et obtenu une bourse du mérite complète pour un programme d’échange à la Macquarie University de Sydney, en Australie, Federica a obtenu un master en études sur la non-prolifération et le terrorisme et un certificat en règlement des conflits auprès du Middlebury Institute of International Studies à Monterey (MIIS), Californie. En 2014, elle a remporté le prix à la mémoire de Michiel Brandt pour le meilleur article du MIIS sur la traite des êtres humains et a effectué un stage à l’Asia-Pacific Center for Security Studies, un institut universitaire du Département de la défense des États-Unis. Elle a été la Monitor Fellow du Conseil de sécurité des Nations Unies auprès de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (WILPF), et a reçu une bourse de recherche sur la non-prolifération et la sécurité nucléaire au Pacific Forum – Center for Strategic and International Studies (CSIS). Elle a également travaillé pour Deloitte UK et comme assistante de recherche diplômée au James Martin Center for Nonproliferation Studies (CNS), à la bibliothèque de William Tell Coleman et comme collaboratrice indépendante pour le magazine en ligne Geopolitica.info.

Irene Fellin

Irene Fellin

Coordinatrice de projet RFMM (WIIS)

Irene Fellin est cofondatrice et présidente de l’antenne italienne de WIIS – Women in International Security et chercheuse associée sur les questions de genre et de sécurité auprès de l’Istituto Affari Internazionali (IAI). Elle travaille principalement sur des projets de recherche portant sur l’application de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU sur « Les femmes, la paix et la sécurité » dans la région méditerranéenne, dans le cadre de l’UE, de l’OTAN, de l’OCDE et des Nations Unies. Elle a travaillé à la création du Réseau des femmes médiatrices de la Méditerranée et concentre actuellement ses recherches sur les femmes et la médiation. Elle est titulaire d’un master en « Droits des femmes et questions de genre », obtenu auprès de la Middle East Technical University (METU) d’Ankara. Avant de rejoindre l’IAI, elle a travaillé en tant que conseillère sur les questions de genre du Représentant spécial du Secrétaire général de l’OTAN pour « Les femmes, la paix et la sécurité » et comme consultante auprès du PNUD et de l’UNICEF à Ankara.

Giorgia Santamaria

Giorgia Santamaria

Logistics Project Assistant

Giorgia Santamaria est assistante du project Réseau des Femmes Médiatrices de la Méditerranée (MWMN) à l’Instituto Affari Internazionali (IAI). Elle travaille aussi comme assistante du project sur la Non-prolifération et le désarmement ainsi que sur les programmes de formation de l’Institut. Elle a menée des études en Relations internationales et Droits de l’homme et a obtenu un Master en Etudes des Conflits Internationaux aupres le King’s College à Londres en 2016.  Avant de rejoindre le IAI, Giorgia a travaillé pour Oxfam Italia en tant que Assistante des Relations Publiques et au Secrétariat de la Présidente.